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Le Perchay

Le Perchay, du plateau aux ravines

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LE PERCHAY, DU PLATEAU AUX RAVINES

Perché sur le plateau

Le nom du village semble faire référence à sa situation en hauteur, sur le plateau : Le Perchay est une déformation du terme « Le Perché » inscrit sur des cartes du XVIIe et XVIIIe siècles. Le plateau central du Vexin français est marqué par ses paysages d’openfields parsemés de clochers et de de buttes. Au loin, il est délimité par les vallées de la Viosne et de l’Aubette. Son sol fertile et peu escarpé en fait un lieu privilégié pour la grande culture céréalière et betteravière depuis des siècles, en témoignent les cheminées des distilleries et des silos qui se dressent à l’horizon. Des fouilles archéologiques ont d’ailleurs révélé les traces probables d’un ancien silo collectif gaulois sur la commune.

Encadré de rivières

La commune est délimitée par trois ruisseaux formant la Vallée des Moines et les ravines de Goulines et de Vallière, qui se jettent dans la Viosne. C’est dans ces vallées boisées que se trouvaient les moulins pour transformer les céréales du plateau en farine, ainsi que quelques pâturages. Les sources d’eau étant rares sur le plateau, la commune décida de construire un réseau de bornes fontaines alimentées par l’étang de Vallières dès la fin du XIXe siècle pour épargner aux habitants les trajets à la rivière.

Une histoire millénaire

Pendant l’Antiquité, deux routes romaines majeures traversaient la commune. La Chaussée Jules César, construite au Ier siècle après J.-C., reliait Paris à La Manche via Pontoise et Rouen sur 190km. Son tracé rectiligne sur le plateau est souligné par quelques haies et arbres isolés. La Chaussée Brunehaut a été construite à la même période et reliait Beauvais à Orléans en passant par Meulan et Marines. Elle rejoignait la vallée aux Moines au niveau de la fontaine aux Reliques et traversait la Viosne vers Santeuil. Contrairement aux apparences, ni Jules César ni la reine mérovingienne Brunehaut ne sont à l’origine de ces voies : ces noms leur ont été attribuées a posteriori.



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